Deberes de memoria en Hispanoamérica I- méxico y Centroamérica: víctimas de los cárteles



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Más que un disidente

EDITORIAL |El País | 25 JUL 2012

La muerte del disidente cubano Oswaldo Payá en un accidente de tráfico supone un duro revés para el futuro democrático de Cuba. El opositor democristiano Oswaldo Payá, un ingeniero de 60 años y profundas convicciones pacifistas, gozaba del respeto de una disidencia fragmentada, como se ha puesto de manifiesto en sus funerales. Su lucha de muchos años contra la dictadura castrista había alcanzado también el reconocimiento internacional, plasmado en 2002 en el Premio Sájarov del Parlamento Europeo.


Tras décadas de implacable represión, la oposición cubana no está sobrada de líderes. Su otra figura carismática, Laura Pollán, fundadora de las Damas de Blanco, falleció el año pasado. Un buen puñado de luchadores veteranos, pertenecientes a grupos diferentes y detenidos en la brutal primavera negra de 2003, eligieron el exilio en España o Miami tras ser excarcelados en 2010. Tanto los que permanecen en la isla como los de fuera esperaban de Payá, de su capacidad para limar discrepancias6 y de su mentalidad de estadista —rabiosamente independiente, como lo atestiguan sus choques con Washington, el exilio en Florida y la propia Iglesia católica cubana, a la que consideraba indulgente con el castrismo— una contribución decisiva en la anhelada7 transición hacia la democracia desde un poder petrificado, económicamente medieval y prisionero de la retórica, pese al relevo de Fidel por su hermano Raúl.
Payá, sin sucesor político conocido, era a la postre8 el opositor más temido e incómodo para un régimen al que puso contra las cuerdas con sus propias armas en 2002, cuando presentó ante la Asamblea Nacional 12.000 firmas avalando su Proyecto Varela9 —un antes y un después para la disidencia— con el que pretendía promover la progresiva democratización de Cuba, utilizando uno de los artículos de su Constitución, después abolido. A partir de entonces, el castrismo no solo declaró irrevocable el socialismo en la isla, sino que hizo mucho más difícil la vida a Payá y los suyos, vigilados y regularmente acosados.

Répression accrue contre les dissidents à Cuba

Paulo A. Paranagua |LE MONDE | 04/12/12
L’interpellation d’opposants, souvent musclée, est en nette augmentation à Cuba. Les peines de prison de plusieurs années ont été remplacées par des arrestations répétées de courte durée, un harcèlement incessant. Ainsi, le 30 novembre, trois militants sociaux-démocrates, dont leur dirigeant Manuel Cuesta Morua, ont été interpellés à La Havane, pour les empêcher de tenir un forum sur l’évolution du racisme à Cuba, organisée par le Comité citoyen pour l’intégration raciale.
Antonio Rodiles, 40 ans, animateur depuis 2010 du forum de débats Estado de Sats, est resté détenu du 7 au 26 novembre, avant d’être relâché avec une simple amende. Il avait été arrêté par des agents de la Sécurité d’Etat en civil, sans identification, et traité avec violence, comme l’a montré une photo prise par sa compagne. Les discussions d’Estado de Sats, enregistrées dans la résidence de la famille Rodiles, sont diffusées ensuite sur Internet, sur DVD ou clé USB.
Les agressions physiques se multiplient. Guillermo Fariñas, prix Sakharov du Parlement européen, a été frappé avec un bâton dans une rue de La Havane, le 27 novembre, par deux agents en civil qui se déplaçaient dans une Lada officielle conduite par un troisième homme.
En province, la virulence des agressions est souvent plus grave. A Cienfuegos, le 4 novembre, une adolescente de 15 ans, Berenice Héctor Gonzalez, a été tailladée à l’arme blanche, parce que quatre membres de sa famille appartiennent aux Dames en blanc, l’association des épouses de prisonniers politiques, prix Sakharov du Parlement européen. Selon sa tante, Belkis Felicia Jorrin Morfa, l’attaque a été commise par Dailiana Planchez Torres, 19 ans, fille d’un capitaine de la police. Le site Internet Diario de Cuba a publié plusieurs photos de la victime.
La Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale a enregistré 5 625 arrestations de courte durée au cours des dix premiers mois de l'année (soit une moyenne mensuelle de 562, contre 172 en 2010 et 343 en 2011). Antonio Rodiles et d’autres opposants réclament la ratification et la diffusion des pactes des Nations unies sur les droits collectifs et individuels, signés par La Havane mais jamais respectés par les autorités cubaines. Le 19 novembre, l’Union européenne a décidé d’entamer la négociation d’un accord de coopération avec Cuba, ce qui représente un tournant par rapport à la position commune de l’UE, qui relie depuis seize ans l’évolution des relations avec La Havane au respect des droits de l’homme.
L’économiste Oscar Espinosa Chepe, ancien prisonnier politique condamné lors de la vague répressive de 2003, reconnaît les changements intervenus à Cuba depuis le remplacement de Fidel Castro par son frère Raul à la tête de l’Etat, même s’il les trouve "insuffisants". Comme d’autres opposants, il espère que l’UE n’oubliera pas la défense des libertés. Le démocrate-chrétien Oswaldo Paya, mort dans un accident controversé en juillet, avait été le premier Cubain à mériter le prix Sakharov du Parlement européen, à cause de son engagement pour une transition démocratique non violente et sans ingérence étrangère.

Cuba : une réforme migratoire en trompe-l'œil ?

Le Monde.fr | 16.01.13
C'est un aggiornamento que les Cubains attendaient de longue date. Depuis lundi, les citoyens âgés de plus de 18 ans et munis d'un passeport en règle sont autorisés à se rendre à l'étranger, en vertu d'une réforme portée sur les fonts baptismaux par le président Raul Castro (Granma). Un assouplissement visant à normaliser des relations notoirement tendues avec la diaspora et qui revêt une forte coloration symbolique.
Jusqu'à présent, seules les personnes justifiant d'un permis de sortie, baptisé "carte blanche", pouvaient prétendre à un tel "privilège" – vieux reliquat des prémices de la révolution cubaine (1959), lorsque Fidel Castro voulait prévenir un exode des cerveaux vers les Etats-Unis, explique la BBC. Et encore ces personnes ne pouvaient-elles quitter l'île que pour onze mois – contre vingt-quatre désormais –, au risque de voir leurs biens confisqués. Ayant vécu "embastillés" pendant plusieurs décennies, selon leurs propres mots, les Cubains se prennent à rêver d'une ère de liberté, note le NY Times. Pour preuve, beaucoup se sont pressés dès lundi dans les bureaux de l'immigration afin d'obtenir leur précieux sésame de sortie, relatent USA Today et El Pais.
Reste que, dans un pays habitué aux oukases du parti communiste, l'espoir est tempéré par l'incertitude, observe le Miami Herald. De fait, explique le CS Monitor, le coût de l'expatriation demeure, pour beaucoup, exorbitant. La dissidence cubaine, elle, dénonce une mesure en trompe-l'œil destinée à "duper le monde et à recueillir plus d'argent" (ABC.es). Le droit d'aller et venir, en effet, n'est pas garanti pour certaines professions "sensibles", comme pour les opposants politiques. Ce qui tire à l'un des natifs de l'île cette conclusion désabusée, rapportée par la Deutsche Welle : "Cette réforme migratoire, c'est le même chien avec un collier différent."

La semilla de la extrema derecha crece en España
Rocío G. Lamet | EL MUNDO | 23/04/2012
El ascenso de la ultraderechista Marine Le Pen en la primera vuelta de las elecciones presidenciales francesas ha hecho saltar las alarmas. El odio al diferente, la exaltación de los valores patrios10 y el nacionalismo excluyente se extienden como una mancha por los países europeos y España no es ajena a este resurgir de los partidos de extrema derecha. La crisis económica ha desenterrado ideologías radicales que se creían superadas11 pero que están recuperando oxígeno. Este tipo de formaciones tienen como principal enemigo a los inmigrantes en general y a los musulmanes es particular.
En nuestro país, nuevas formaciones como Plataforma per Catalunya (PxC) o España 2000 aglutinan el voto de muchos ciudadanos descontentos que se sienten abandonados por los partidos mayoritarios. Frente a organizaciones clásicas de la extrema derecha, como Falange Española o Democracia Nacional, que sufren un retroceso, estas opciones crecen hasta el punto de que PxC se ha convertido, tras las últimas elecciones municipales, en la sexta fuerza política de Cataluña.
Plataforma per Catalunya, liderada por Josep Anglada, no esconde su aversión a la inmigración y al Islam, a los que responsabiliza del aumento de la violencia y el paro. En las elecciones municipales de 2011 experimentó un aumento de votos del 500% respecto a 2007 y pasó de 16 a 69 concejales en toda Cataluña. Su lema es muy sencillo: "Primero los de casa".
Aunque tiene su feudo12 en Barcelona, donde acapara el 2,5% de los votos, PxC ya ha extendido sus tentáculos a otras regiones y sus pronósticos de futuro son muy optimistas. PxC ha experimentado un rápido desarrollo, en parte, gracias a sus contactos con los partidos europeos con los que comparten objetivos. Así, mantienen estrechas relaciones con el FPÖ austriaco, la Liga Norte italiana, el Vlaams Belang belga o el Frente Nacional de Marine Le Pen.
Al igual que sus formaciones hermanas europeas, atacan el multiculturalismo y la globalización, a los que culpan de desdibujar13 la identidad de Europa. "Tenemos que defendernos de la invasión extranjera", explica el polémico Anglada. "Hace falta una regeneración para liberar a Europa del islamismo radical que tenemos en estos momentos", insiste.
Para José Antonio Díaz, catedrático de Ciencias Políticas, esta ultraderecha gana adeptos porque algunas capas de la sociedad necesitan identificar un enemigo al que culpar de la crisis. "La derecha fascista utiliza el miedo al diferente para crecer. Ofrecen soluciones fáciles (y falsas) que aportan seguridad. Lanzan un mensaje muy simple y por tanto fácil de vender", explica Díaz. En su opinión, las redes sociales han estrechado los lazos entre estos grupos a nivel internacional, que se dan apoyo y se refuerzan. […]
La extrema derecha no despega14 realmente en España porque muchos aún no han olvidado nuestra historia reciente, al igual que ocurre en Alemania. "Existe un rechazo general porque no pasado mucho de la dictadura y con el tiempo ese recuerdo se irá matizando15", explica Díaz, que opina que este tipo de partidos absorberán cuotas importantes en términos electorales.
Frente a quienes les tachan de racistas, Rebato, el líder de España 2000 presume de16 contar con musulmanes entre sus trabajadores, aunque acto seguido declara que "la inmigración no es una cuestión de prejuicios sino de perjuicios". Anglada, sin embargo, reconoce que no le gustaría que su hija "se casara con un moro". Saben que su discurso no es aceptado por buena parte de la sociedad, pero están convencidos de que sus ideas echarán raíces en España porque a su juicio son la opción del "sentido común".
“Que se vayan todos”, sin distinción

La protesta del 25-S “Rodea el congreso” se enfocó contra el Parlamento sin distinguir partidos

Los expertos alertan sobre el acecho de los populismos antidemocráticos

ANABEL DÍEZ (CORRESPONSAL POLÍTICA) Madrid 30 SEP 2012 - 20:45 CET456

Los parlamentarios escuchaban en el patio del Congreso los gritos que llegaban contra ellos desde la calle. La barrera de protección policial no podía impedir que les llegaran muestras de desapego17 rotundas18 y sin matices. Desde la simplicidad del “ladrones”, a “ahí está la cueva de Alí Babá”. Por escrito, cientos de manifestantes ondeaban carteles artesanales, rudimentarios: “Que se vayan todos”. Y, otros, un cartel pequeño con un “NO”, solo un “no” en dirección al Congreso de los Diputados. Como si los parlamentarios fueran un todo unívoco y no elegidos hace 10 meses en las urnas entre opciones diferentes.

La primera conclusión que extraen los expertos de lo que ocurrió el martes 25 de septiembre tras el lema Rodear el Congreso es que “la crisis económica ha precipitado un fenómeno que viene de lejos, que es la crisis de la democracia representativa”, señala Pere Vilanova, catedrático de Ciencia Política y de la Administración de la Universidad de Barcelona. “Se ha producido una fractura muy profunda entre los ciudadanos y lo que llaman la clase política: ellos y nosotros”. En su análisis interpreta que los ciudadanos ven a la clase política como “una casta corporativa que tiende a autoperpetuarse sin tener en cuenta los intereses generales, solo los suyos propios”.

El juicio que los ciudadanos tienen de los partidos es de una extremada severidad, según señala José Juan Toharia, catedrático de Sociología de la Universidad Autónoma de Madrid. “Que los partidos solo piensan en sus intereses electorales cortoplacistas lo cree un 87% de los ciudadanos” señala Toharia, basándose en estudios de la empresa Metroscopia, el centro que preside.

Ahora, en septiembre de 2012, la protesta se ha incrementado. “Hay una sensación de estafa19 clara porque se está llevando a cabo una política que no figuraba en el programa electoral con el que se ganaron las elecciones”, afirma Antoni Segura, catedrático de Historia Contemporánea de la Universidad de Barcelona. A la estafa se añade “impotencia” porque “no habrá elecciones generales hasta dentro de tres años largos”, añade el profesor Segura. Ese sentimiento de impotencia puede explicar que los manifestantes acudieran a “rodear” el Congreso, porque no sienten que los parlamentarios les representan.

¿El rechazo a los políticos se ha incrementado con la crisis económica? Los expertos no lo dudan. Los ciudadanos perciben “incapacidad en los políticos para afrontar con eficacia la crisis y, además, reprochan que no acuerden, que no pacten las reformas”, indica el sociólogo José Juan Toharia. “Se echa de menos el espíritu de la Transición, que está mitificado”, añade Toharia. “Los ciudadanos quieren cambios profundos en el funcionamiento de los partidos para sentirlos más cercanos”.



La crisis económica no ha derivado en una protesta contra el sector financiero, sino que la política ha sido el chivo expiatorio. “En Italia el político más popular es el único que no lo es, Mario Monti”, resalta Vilanova. Junto a la crisis económica, los políticos deben emprender de inmediato sus propios ajustes.



1 la senda=la estela → le sillage

2 ilusión=alegría (ici)

3 charlar=hablar, conversar, platicar.

4 repudiar=Rechazar algo, no aceptarlo.

5 altar=Montículo, piedra o construcción elevada donde se celebran ritos religiosos como sacrificios, ofrendas, etc.

6 discrepancias=desacuerdos

7 anhelar=desear

8 a la postre→en définitive

9 El Proyecto Varela, presentado ante el Parlamento cubano en 2002, languideció, pero fue una iniciativa audaz en su momento y tuvo considerable repercusión externa y también interna. Su corazón era la convocatoria de un referéndum para la democratización de Cuba y la celebración de elecciones libres, y para lograrlo se recogieron más de 11.000 firmas de apoyo, cada una acompañada de nombre, apellido, dirección y carné de identidad, todo un acontecimiento en Cuba. Decenas o cientos de activistas y simpatizantes del Movimiento Cristiano Liberación, creado por Payá en 1988, buscaron los apoyos por todo el país y luego trataron de hacer valer el derecho establecido por la Constitución de que si una iniciativa legal obtiene el respaldo de 10.000 cubanos debe ser discutida públicamente en la Asamblea. Mauricio Vicent, EL PAIS


10 patrios= patrióticos

11 superar→dépasser

12 feudo→fief

13 desdibujar→effacer

14 despegar→décoller

15 matizar→nuancer

16 presumir de→se vanter de

17 desapego→désaffection

18 rotundas=categóricas

19 estafa=escroquerie, duperie, « arnaque »


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